"L'endroit [ du Mémorial aux victimes homosexuelles du nazisme ] a été particulièrement mal choisi", a déclaré le Professeur Israel Gutman, de l'Institut Yad Vashem de Jérusalem. "Si
les visiteurs peuvent avoir l'impression qu'il n'y avait pas de grande
différence entre les souffrances des juifs et celles des homosexuels,
c'est un scandale. Il faut garder les proportions."Selon l'historien israélien, les homosexuels réprimés étaient "exclusivement des Allemands", et beaucoup ont été eux-même des nazis, "victimes de luttes politiques intestines au sein du parti nazi."
En France seulement, un peu plus de 200 homosexuels furent arrêtés, principalement dans l'Est de la France, dans l'Alsace et la Moselle. Ces arrestations furent effectuées grâce aux fichiers constitués par la police française d'avant-guerre. Ce nombre est sans doute sous-estimé : tous les dossiers n'ont pas été retrouvés et, après la guerre, peu d'homosexuels firent connaître la raison de leur déportation. (Plus d'infos)
Dans les camps, les homosexuels étaient soumis aux mêmes privations, aux brutalités, au travail forcé, aux expériences médicales, mais le triangle rose qu'ils portaient les soumettaient au mépris et à des vexations plus graves. Certains furent ainsi livrés aux chiens des S.S. qui les dévorèrent devant les autres déportés.
Témoignage de Pierre Seel sur le
camp de Schirmeck
Je me demande quelle effroyable et perverse conviction pousserait un homme qui a lui-même souffert des horreurs du nazisme à minimiser la souffrance des autres victimes du même fléau. La déclaration de Mr. Gutman, une réécriture de l'histoire totalement dénuée de toute compassion, fait honte au peuple juif !
Je ne connais que deux choses qui soient sans limites, l'univers et la connerie humaine... Mais pour l'univers, je n'en suis pas sûr.
Albert Einstein







