Dans son récit, il explique leur désir brûlant de passer l'éternité ensemble. Lorsque l'empereur publie un nouvel édit contre les chrétiens Nearchus, qui est chrétien tandis que son ami est païen, s'inquiète que son propre martyre le conduirait à être séparé de Polyeucte après la mort.
Quand il apprend l'inquiétude de son ami, Polyeucte lui assure qu'il a longtemps été appelé au christianisme et a l'intention de mourir en chrétien. Avec la ferveur d'un converti Polyeucte attaque alors une procession païenne et est arrêté. Le juge nommé pour cette affaire est son propre beau-père, Felix. Il supplie son gendre de reconsidérer sa conversion. Paulina, l'épouse de Polyeucte, se présente aussi au tribunal et implore en vain, pour l'amour de leur mariage et de leur fils, que Polyeucte changeât d'avis. Il refuse.
Après d'horribles tortures, il est condamné à mort. Au moment d'être décapité il aperçoit son ami Nearchus non loin de lui..
Ses derniers mots sont à celui qu'il aime: "Rappelle-toi notre voeu secret".
SAINTS SERGIUS ET BACCHUS sont également d'anciens martyrs chrétiens, torturés à mort en Syrie pour avoir refusé d'assister à des sacrifices en l'honneur de Jupiter.
Une récente étude de manuscrits grecs a révélé qu'ils étaient ouvertement homosexuels, erastai ou amants. Ces manuscrits se trouvent dans diverses bibliothèques en Europe et donnent un aperçu de l'attitude chrétienne des premiers siècles envers l'homosexualité.
Après leur arrestation, les deux saints ont été forcés à défiler dans les rues de la ville portant des vêtements de femme, un traitement des plus humiliants pour ces officiers de l'armée romaine. Ils furent ensuite séparés et torturés.
Bacchus meurt le premier, et durant la première nuit, apparait à Sergius qui commençe à perdre courage, le priant de résister et lui promettant qu'ils seraient bientôt réunis dans les cieux.
La fête de ces saints, particulièrement adorés en terres méditerranéennes, latines et slaves, a lieu le 7 octobre. Ils sont aussi les patrons officiels de l'armée byzantine, et les nomades arabes continuent de les révérer comme leurs saints protecteurs spéciaux.





