La Commission Européenne vient de présenter aux États membres de l'Union un projet de directive transversale contre les discriminations liées à l'âge, à l'orientation sexuelle, au handicap et aux croyances. Il s'agit de porter les protections au niveau de celles aujourd'hui en vigueur contre les discriminations racistes, en particulier en matière d'accès à l'éducation, à la santé et aux biens et services.De nombreux débats ont traversé l'Europe tout entière, et le rôle des députés européens et des associations a été essentiel pour surmonter les réticences de certains États.
En France, l'Inter-LGBT et l'ILGA-Europe avaient obtenu du gouvernement qu'il s'engage à soutenir la directive. En réalité, la France s'est contentée d'un "ni oui, ni non", et est restée passive, contrairement à ce qu'avance la secrétaire d'État aux Droits de l'Homme dans le Monde cet après-midi. La France ne s'est en réalité pas donnée les moyens de préparer sa présidence de l'Union européenne sur ce dossier, et n'a pas été à la hauteur des engagements électoraux du président de la République, qui avait promis de faire de la lutte contre les toutes les discriminations sa priorité, y compris à l'échelon européen.
Le projet de directive est cependant loin d'être adopté. Des négociations entre les États vont s'ouvrir à partir du 11 juillet prochain, sous la présidence française de l'Union Européenne, à l'occasion d'une réunion des Ministres des affaires sociales de l'Union à Chantilly. Les discussions promettent d'être délicates.
L'Inter-LGBT demande au gouvernement français, et en particulier au ministre du Travail, Xavier Bertrand, un soutien énergique à ce projet de directive. À l'heure où beaucoup s'interrogent sur le sens de la construction européenne, à l'Europe où le président de la République lui-même appelle de ses voeux "une Europe qui protège", l'Inter-LGBT demande au gouvernement de montrer sa détermination à faire progresser un dossier qui concerne des dizaines de millions de citoyens européens, et qui confortera l'Union Européenne comme un espace de droits et de libertés.
Source : inter-lgbt.org
Mon commentaire : L'apathie française envers cette directive ne m'étonne guère. Mr Sarkozy ne se démarque pas par son humanisme ou son altruisme mais plutôt par son goût des célébrités et son obsession du contrôle. Son gouvernement le suit tête basse et la queue entre les pattes. Ayant clairement énoncé son intention de prendre les médias sous sa tutelle, on verra peut-être un jour la naissance d'un Ministère de l'Information (ou de la Propagande).
Pendant ce temps le peuple français attend, attend, attend...







