"Une assistante sociale avait été mise en garde à vue en juillet, pour avoir refusé de donner l'adresse d'une femme sans-papiers. Lire l'article
Les français sont donc mis au pied d'un nouveau mur de la honte : prison ou délation.
Non contents d'avoir exploité des pays en voie de développement pendant des siècles, de leur avoir imposé un colonialisme géographique, politique, économique et culturel, de nous être lavé les mains de toute responsabilité dans leur misère présente, il nous est maintenant demandé de reconduire aux frontières ceux qui, à leur tour, espèrent trouver chez nous de quoi améliorer leurs conditions de vie, ou tout simplement faire vivre leurs familles quelques mois encore.
"Oh, mais ils ne sont pas ici légalement!" Etions-nous légalement sur toutes ces terres que nous avions annexées et pillées sans une seconde pensée?
"Ils volent notre travail, nos revenus, nos moyens de subsistance!" N'avons-nous pas volé la vie qui était la leur, si modeste fut-elle, afin d'approvisionner nos propres granges, renflouer nos propres caisses et garantir notre confort au-delà de toute décence?
Il en est qui ne comprendront jamais la simple relation de cause à effet. Nous avons causé la misère de peuples entiers qui avaient su se passer de nous durant des millénaires, nous récoltons aujourd'hui les fruits de cette insouciance, de cet égoïsme, de ce sentiment déplacé de supériorité.
"Payback is a bitch," la revanche est une salope, dit-on aux USA. De quoi nous plaignons-nous donc? Comme on fait son lit, on se couche, non?
Dénoncer les sans-papiers? Je ne m'y plierai jamais. Fi d'un tel déshonneur!







