Les homosexuels vulnérables au staphylocoque doré.
WASHINGTON (AFP) 15/01/2008 23h38
Les hommes homosexuels actifs sexuellement sont particulièrement vulnérables à des infections provoquées par une variété de staphylocoque doré résistant aux antibiotiques (SARM), selon une étude publiée dans la dernière édition des "Annals of Internal Medicine".
Le SARM (Staphylocoque Auréeus Résistant à la Méthicilline) est de plus en plus fréquent en milieux hospitaliers depuis ces dernières années, provoquant notamment de sérieuses éruptions cutanées et d'autres infections graves. Mais cette nouvelle souche est résistante à beaucoup plus d'antibiotiques de première ligne de défense et commence à apparaître hors des hôpitaux à San Francisco, New York et Los Angeles.
"Ces infections touchent souvent des hommes homosexuels dans des lieux de rencontre où des activités sexuelles se produisent fréquemment", précise-t-il.
"Mais dans la mesure où cette bactérie peut se répandre par simple contact de la peau, nous sommes très inquiets du risque de propagation dans la population générale", souligne ce chercheur.
Se frotter vigoureusement avec du savon et de l'eau semble être la meilleure façon d'empêcher une transmission par contact de la peau surtout après des rapports sexuels, indique le chercheur. Ces chercheurs n'ont pas évoqué les causes de cette forte augmentation de ces infections par le SARM parmi les hommes homosexuels mais suspectent les comportements sexuels.
Cette étude est basée sur une analyse des dossiers médicaux de patients non hospitalisés à San Francisco et à Boston (Massachusetts, est). Ces travaux ont été surtout financés par les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) et une donation du groupe pharmaceutique américain Pfizer.
NOTE :
Le SARM sévit depuis plusieurs années dans les milieux hospitaliers et les centres sportifs.
Le SARM était responsable de 37% des cas fatals de septicémie au Royaume-Uni en 1999, soit 4% de plus qu'en 1991. En 2003, il est responsable de près des deux-tiers des septicémies à staphylocoques aux Etats-Unis.
Cette épidémie n'a donc rien de nouveau et les gays n'en sont pas la seule cible privilégiée. La promiscuité physique, plus que les habitudes sexuelles, semble être le facteur déterminant.
On étudie en ce moment l'efficacité des surfaces en alliage de cuivre contre la prolifération de la bactérie en milieux communautaires.
Espérons que ce fléau ne deviendra pas la dernière stigmatisation de la communauté gay.





